LES MONTS D'ARREE sont un massif montagneux ancien de la Bretagne occidentale faisant partie du massif armoricain. Composés de roches sédimentaires et métamorphiques
datant du Paléozoïque, ils marquaient la limite des évêchés de Cornouaille et de Léon. Leur paysage est très proche de ceux de l'Irlande et du Pays de
Galles, avec ses rocs qui émergent de la végétation constituée principalement de landes, qui est typique de l'Argoat.
C'est le cœur même de la « Bretagne bretonnante » ou Basse-Bretagne
(Breiz-Izel en breton) avec ses traditions, ses légendes, son écosystème préservé. Les monts d'Arrée font partie du parc naturel régional d'Armorique créé en 1969. Les monts d'Arrée sont situés dans le département du Finistère, principalement sur les communes de Berrien,
Botmeur, Brennilis, Commana, Huelgoat, La Feuillée, Le Cloître-Saint-Thégonnec, Loqueffret, Plounéour-Ménez, Saint-Rivoal et Sizun. La
communauté de communes
des Monts d'Arrée regroupe quant à elle les communes de Berrien et Huelgoat, ainsi que Bolazec, Locmaria-Berrien et Scrignac.
ROC'H TREDUDON ET SON ANTENNE RELAIS
Les sommets des monts d'Arrée présentent, malgré leur faible altitude, un véritable décor de montagne. L'escarpement rocheux de
quartzites très durs, d'âge
dévonien, affleurant en bancs très redressés (le
pendage est
d'environ 60 degrés) du
Roc'h Trevezel, haut de seulement
384 mètres d'altitude, et ses voisins le Roc'h ar Feunteun (371 mètres), le
Roc'h Ruz (considéré désormais comme le point culminant de la Bretagne depuis les derniers relevés effectués par
GPS) et
Roc'h Trédudon (368 mètres) font saillie sur la crête, formant un saisissant
relief, dominant d'une centaine de mètres le plateau granitique tabulaire du Léon, exposé à la vigoureuse influence des vents de
noroît [nord-ouest], très verdoyant en raison du bocage et des prairies qui le recouvrent en raison de son altitude plus modeste, même s'il est
en fait peu boisé du côté de
Commana et de
Plounéour-Ménez.
ROC'H TREVEZEL
C'est une barrière puissante, mais aussi une ligne de partage des eaux extrêmement nette entre les cours d’eau coulant vers la
Manche et ceux allant vers l’
océan Atlantique. C’est aussi une limite humaine très nette, séparant le
Léon de la
Cornouaille. La lande atlantique occupe les croupes les plus hautes, tandis que les prés et les champs entourés de talus sans arbres, souvent des murets recouverts
d'herbes, s’avancent jusqu’au contact des crêtes, par les vallées évasées.
La partie du plateau du Léon proche de l’alignement des Roc’h est une région déjà rude par l’altitude et la proximité de la montagne. La toponymie reflète les rigueurs du lieu : l’un des hameaux
porte le nom d’« Enfer » (commune de
Le
Cloître-Saint-Thégonnec), un autre s’appelle
Pen ar Prajou (« fin des prés ») (commune de
Plounéour-Ménez), montrant que par ces têtes de vallées évasées (Penzé,
Queffeulth, …), entre les premières crêtes vêtues de landes de l’Arrée, finissent les espaces agricoles du Haut-Léon (
Plouigneau,
Saint-Thégonnec,
Landivisiau), réputés dans un passé
lointain pour leurs élevages de chevaux.
CHAPELLE DE LA MONTAGNE SAINT MICHEL DE BRASPARTS
Vers le sud-sud-ouest, en forme de croissant élevé, une ligne de hauteurs massives, aux sommets arrondis : le signal de Toussaines (
Menez Kador ou
Tuchenn Kador), longtemps considéré comme le point culminant de la Bretagne (384 m) ; plus au sud, isolé, en forme de ballon, le mont Saint-Michel de Brasparts, d’altitude à peu
près égale à celle de Toussaines, mais beaucoup plus puissant en apparence, par son isolement. Ces sommets arrondis constitués de grès siluriens très résistants, appelés grès armoricains. L’usure
uniforme des grès a donné à ces massifs centraux de l’Arrée des formes arrondies, en coupoles, assez semblables aux dômes des noyaux granitiques. Nettement plus à l'ouest, à l'entrée de la
presqu'île de Crozon, le sommet arrondi du
Ménez-Hom forme le prolongement occidental de l’Arrée, mais fait partie géologiquement des
montagnes Noires.
MENEZ HOM
La maigre lande laisse voir, par endroits, de larges plaques grisâtres de sol gréseux sur le large faîte, où est bâtie la chapelle de Saint-Michel, témoignage de la vénération que les populations
armoricaines ont toujours attachée aux hauts-lieux. De là, le panorama est immense : vers le nord, la ligne des Roc’h se prolonge très loin de part et d’autre du Roc Trévézel, vers l’est et vers
l’ouest. L’Arrée est de ce côté parfaitement limitée, par le développement rectiligne de ces rochers sur des kilomètres de longueur. Vers le sud, nulle arête semblable : les hautes surfaces
désolées de l’Arrée, entaillées par quelques têtes de vallées cultivées, dominent directement, sans interposition d’une ligne de reliefs plus élevés, une dépression bocagère qui est le bassin de
Châteaulin.
Vers l’est, dès le pied du mont Saint-Michel, on trouve les marais de Saint-Michel (en breton «
Yeun Elez », les « marais de l’Ange »), une vaste dépression à peine creusée, surface plane plutôt que cuvette, fermée vers l’ouest par
les monts de Toussaines et de Saint-Michel. Cette cuvette qui échappe à tout drainage est occupée par une
tourbière de
1 500 hectares, en partie désormais ennoyée par le lac
réservoir de Saint-Michel. Cette dépression taillée dans l’ellipse granitique de l’Arrée est un témoin d’une pénéplaine
très ancienne, antérieure à celle qui forme les plateaux du
Trégor et du Léon.
L’activité érosive des eaux courantes ne l’a que peu entaillée, laissant presque intacte la vieille surface mal drainée et marécageuse du Yeun Elez.
L'impression de « montagne », malgré l'altitude très modeste, a été accentuée récemment par des modifications toponymiques voulues par les syndicats d'initiative locaux pour améliorer
l'attractivité touristique : col de Trédudon, col de Trevezel.
Les monts d'Arrée forment, avec les
collines de Normandie
et les hauteurs de la
Gâtine vendéenne l'une des trois régions les plus élevées du
Massif armoricain, qui s'étend sur
65 000
km2 et dont les limites orientales dépassent largement celles de la
Bretagne historique. C'est un massif ancien, soulevé au
Paléozoïque (
plissement hercynien) à plusieurs milliers de mètres d'altitude, raboté par l'érosion (
pénéplanation) pendant le
Mésozoïque (
pénéplaine post-hercynienne), et
resoulevé partiellement au
Cénozoïque lors du contre-coup des plissements
pyrénéen et alpin, ce qui a entraîné une reprise de l'érosion qui a épargné les affleurements de roches dures (
grès armoricain datant de l'
Ordovicien,
quartzites,
schistes durs (parfois
ardoisiers), etc.), creusant essentiellement les affleurements de roches tendres (
schistes tendres, et même de
granite
dans la cuvette du
Yeun Elez).
Des études scientifiques ont déterminé la topologie des monts d'Arrée lors des différentes périodes géologiques : lors du plissement hercynien de l'
ère primaire, il y a environ 300 millions d’années, les monts d'Arrée culminaient
entre 2 000 et
3 000 mètres, l'érosion de l'
ère
secondaire a ensuite rabaissé l'altitude pour atteindre 100 à
200 mètres de moyenne.
Géologiquement, les monts d'Arrée forment un vaste
synclinorium complexe entre
les plateaux granitiques du nord (Léon, Trégor) et du sud (Cornouaille) de la Bretagne dont les affleurements de roches dures ont davantage résisté à l'érosion que le granite, provoquant une
inversion de relief, la région en position synclinale formant les points hauts du relief. L'infiltration de l'eau dans les
diaclases fissurant le granite a entraîné sa désagrégation et la formation d'
arènes granitiques qui, lorsqu'elle est emportée par l'eau courante, laisse en place les blocs arrondis de granite sain, d'où la
formation de
chaos granitiques comme ceux de la région du
Huelgoat : vallée de la
rivière d'Argent avec le chaos du Moulin, la grotte du Diable ou encore la célèbre « roche tremblante » qui pèse 100 tonnes ou de la
vallée de Saint-Herbot et son chaos.
Cette histoire géologique explique l'horizontalité des lignes de crêtes : à quelques mètres près, tous les points hauts du relief, formés par les alignements de roches dures orientés
principalement est-ouest, ont à peu près la même altitude, comprise entre 360 et 385 mètres. Ces points correspondent aux lambeaux subsistants de l'ex-pénéplaine post-hercynienne. C'est un
relief appalachien typique dont le Massif Armoricain est un très bel
exemple.
Les affleurements géologiques de grès armoricain, de quartzites, de granite ont longtemps contribué à la pauvreté de la région, les sols démunis de chaux et de phosphore ne pouvant nourrir qu'une
maigre lande.
L'expression « monts d'Arrée », qui s'écrivait par le passé monts d'Arhès, signifierait en vieux celtique « monts de la séparation » en raison de l'aspect de barrière que présente cette
ligne de hauteurs.
Dans la montagne d’Arrée, les
quartzites dévoniens et les
grès durs du
silurien, débités
en dalles massives, font surgir au-dessus des plateaux granitiques des sommets découpées en dents de scie. Ces arêtes aux profils étranges sont nommés de deux manières : les
roc’h (« rocs
»), tels les
Roc'h Trevezel,
Roc'h Trédudon et
Roc'h Ruz, tout en dentelures, et les
créac’h (Créac'h Ménory en
le Cloître-Saint-Thégonnec), beaucoup plus
dégradés. Ils contribuent à donner aux collines qu’ils dominent une véritable allure montagnarde.
Les ravins sont des
Traon (vallon exploité par l'homme, servant souvent de chemin naturel d'accès à la montagne depuis le piémont), d'où des toponymes comme
Le Traon en Botmeur ou
Kerandraon en Plounéour-Ménez, ou des
Toul (vallon non cultivé, resté inhabité) comme à Toul an Groas le « fond de la croix ») entre
Le Cloître-Saint-Thégonnec et l'
abbaye du Relecq.
Le
Pays du Centre-Ouest Bretagne (COB) ou
Kreiz Breizh en breton, qui a succédé au Groupement d'action local du Centre Ouest
Bretagne (GALCOB) créé dans les années 1990, à cheval sur les trois départements du Finistère, des Côtes d'Armor et du Morbihan, vise à fédérer, au-delà des découpages administratifs
départementaux, les efforts en faveur du développement de ce « pays ». Il compte 108 communes, dont 37 dans le Finistère, sur
3 143,28 km2 (
1 140,05 km2 dans le Finistère) et compte 103 380 habitants (en 2006) dont
43 445 dans le Finistère, soit une faible densité de 32 habitants par km
2. La population continue à baisser : ce même pays était peuplé de 133 017
habitants en 1968, de 109 232 en 1990. Le vieillissement de la population est important : en 2006, 30,6 % des femmes et 22,1 % des hommes de ce pays étaient âgés 65 ans et plus. Son action la
plus symbolique étant la lutte pour achever le désenclavement routier par la mise à quatre voies sur la totalité de son itinéraire de l'
axe Châteaulin-Carhaix-Loudéac-Rennes (RN 164).
Dans le cœur des monts d'Arrée, la
communauté de communes du Yeun Elez n'est peuplée, à la même date, que de 4 160 habitants (
19 hab/km2) la
communauté de communes des Monts d'Arrée n'en a que 3 853 à la même date (
50
hab/km2). L'émigration a, depuis le milieu du
XIXe siècle, longtemps été forte vers Paris et les autres grands centres urbains, vers
l'étranger parfois (vers l'Amérique du Nord et parfois l'Argentine) même si le phénomène est plus connu dans les montagnes Noires voisines, particulièrement dans la région de
Gourin, surnommée « Gourin l'Américaine ». L'un des descendants d'émigrés bretons en Amérique les
plus connus est
Jack Kerouac dont un ancêtre, Urbain-François Le Bihan de
Kervoach, fils de
notaire royal, est né au
Huelgoat.
Paradoxalement cette nécessité de l'émigration est facteur de progrès ; André Siegfried, dans son livre Tableau politique de la France de l'Ouest le constate : « Comme la terre de la
montagne est pauvre, elle ne suffit absolument pas à nourrir ses habitants. [...] C'est ailleurs que les montagnards doivent trouver l'appoint de leur subsistance. Beaucoup se font marins,
douaniers, petits fonctionnaires. Revenant assez fidèlement au pays, au moins comme visiteurs, ils y rapportent l'écho de préoccupations différentes, (...) des idées avancées ».
L'émigration temporaire est fréquente également. André Siegfried poursuit : « À Botmeur, à la Feuillée, vit toute une population de chiffonniers, de marchands d'oignons. Ces pillaouers, comme on
les appelle, sont la moitié du temps loin de chez eux ».
En effet, les
pilhaouers de
Botmeur, La Feuillée, Brennilis et
Loqueffret illustrent un exemple d'émigration temporaire de travail analogue à celle des ramoneurs savoyards.
Nombreuses sont les communes qui continuent à voir leur population baisser : le
canton d'Huelgoat est passé de 8 361 habitants en 1968 à 5 454 en 2006, soit une baisse de 2 907 habitants en 38 ans (-35 %) ; la commune du Huelgoat, pourtant
chef-lieu de canton, est passée de 2 456 habitants en 1968 à 1 622 habitants en 2006, soit une baisse de 834 habitants en 38 ans (-34 %). Les soldes naturels restent largement négatifs ; un
excédent migratoire est certes désormais constaté, mais dû le plus souvent à l'afflux de retraités, d'où des soldes naturels largement négatifs : entre 1999 et 2006, dans le canton du Huelgoat,
le taux de natalité était de 8,4 pour mille et le taux de mortalité de 21 pour mille en raison du vieillissement de la population. Quelques signes de redressement démographique existent toutefois
:
la Feuillée par exemple avait 781 habitants en 1968 et 555 en 1990, soit une
baisse de presque 29 % en 22 ans ; mais sa population est remontée à 657 habitants en 2006, gagnant donc 102 habitants en 16 ans (+18 %). L'arrivée de
Britanniques, souvent résidents secondaires, mais parfois installés de façon permanente,
a été facilitée par la ligne Brittany
Ferries reliant Plymouth à Roscoff. Aujourd’hui, Huelgoat (2 100 habitants) compte environ 100 foyers britanniques en résidence permanente. « Les Anglais post-soixante-huitards,
disposant de peu de moyens financiers et venus vivre dans nos campagnes il y a une dizaine d’années, sans chercher à fréquenter la population locale, ont fait place à une population totalement
différente, composée principalement de jeunes préretraités et de couples plus jeunes (30-40 ans) avec des enfants. »
LAC DE DRENNEC
Si les monts d'Arrée n'ont jamais été frontière d'État, à la différence par exemple des
Alpes
ou des
Pyrénées, leur « effet-frontière » est toutefois sensible : limite entre
les trois évêchés de Cornouaille, Léon et Trégor à la « fontaine des trois Evêques » (voir la légende des trois évêques), perdue dans la lande du flanc nord des monts d'Arrée, l'illustre, limite
climatique souvent (il peut faire beau au nord et mauvais au sud ou vice-versa) ; limite entre des dialectes différents au sein de la langue bretonne traditionnelle (« le » cornouaillais, « le »
léonard), limite entre le « Finistère-nord » et le « Finistère-sud » (même si ces appellations tendent désormais à tomber en désuétude), limite entre des éditions différentes du journal régional
(
Le Télégramme de Brest et
de l'Ouest), limite de circonscriptions administratives tant dans le passé (entre les districts de Morlaix, Carhaix et Châteaulin sous l'Empire, entre les
arrondissements sous la
IIIe
République ou encore actuellement, limite de circonscriptions électorales.
HUELGOAT:CHAOS GRANITIQUES, FORETS ET LACS
C'est surtout une limite psychologique entre Léonards et Cornouaillais («
Potred Kernew, tud goue », « Cornouaillais gens farouches » disait-on en Léon et Trégor), les préjugés étaient
nombreux : le Léonard tenait le Cornouaillais pour insouciant, dépensier, bon vivant, « rouge » ; le
Kerné estimait le
Leonich triste, avare, « chouan », « blanc ». Les anecdotes
sont innombrables pour l'illustrer : à
Bodilis (
Pays de Léon), à la question « Qui est-là ? », l'on répond : « Oh, rien du tout, un
Cornouaillais ». Quand le tonnerre gronde, les Léonards disent : «
An Kerneis, ha zo c'hoari boulou » (« Les Cornouaillais s'amusent à jouer aux boules »). Les mariages étaient rares
jusqu'à il y a peu entre les personnes des deux anciens évêchés ; la légende d’
Ar zantic coz ne dit-elle pas que le Roc'h Trevezel ne s'ouvre qu'une fois tous les 1 000 ans ? Les
descendants des
julloded (paysans aisés enrichis dans le passé par le commerce de la toile) léonards envoyaient leurs enfants de préférence à l'école privée, les « montagnards » à l'école
publique.
Ceci, ainsi que la faiblesse démographique par rapport aux villes côtières ou proches de la côte, explique la faible représentation politique constante de la région : depuis la Révolution
française, aucun élu des monts d'Arrée n'a jamais été ministre ; sur 26 députés identifiés qui se sont succédé pour représenter la région de 1789 à 2010, une poignée seulement étaient originaires
d'une localité de la région :
Jacques Queinnec, agriculteur à
Plounéour-Ménez, député de la Convention ;
Théodore Le Gogal-Toulgoët, originaire de Carhaix, député du Corps législatif pendant le
Directoire ;
Henri De Chamaillard, né au Huelgoat et
Joseph
Nédélec, né à
Plouyé aux débuts de la III
e République, et
Alphonse Penven, né au Huelgoat, élu en 1956, étant les rares exception.
Malgré la faiblesse des altitudes, un « effet relief » existe, l'Arrée constitue un obstacle qui oblige les masses d'air à s'élever et la rudesse du climat est nette : les vents dominants
(
noroît,
suroît) venus de l'
Atlantique proche
charrient des masses d'air maritime qui expliquent l'abondance des précipitations orographiques et la fréquence des brumes : la station climatique de Brennilis détient le record de France de la
nébulosité, les précipitations moyennes, période 1961-1990, sont de
1 465 mm par an contre par exemple
652 mm à
Penmarch (localité du littoral sud-ouest du Finistère), le régime des pluies varie de 60 à
190 mm par mois pendant la même période ; des
épisodes pluvieux prolongés sont constatés parfois :
910 mm de novembre 2000 à janvier 2001 par exemple ; même en juillet, mois généralement le plus sec, les
précipitations sont en moyenne de
60 mm. Une relative continentalité se fait sentir par comparaison à la douceur de la « ceinture dorée » littorale : deux à trois
degrés de moins l'hiver, quinze jours au moins de retard végétatif au printemps. Jacques Cambry l'avait déjà noté à la fin du
XVIIIe siècle : « Les vents du sud-ouest, les vents du nord,
sont terribles dans ces montagnes ; les gelées y sont fortes. Dans l'hiver de [17]88 à [17]89, la neige s'élevait à plus de dix pieds dans les vallons ; on fut sept semaines sans pouvoir mettre
les animaux dans les champs. » Les
loups ont été nombreux jusqu'au milieu du
XIXe
siècle, les derniers ayant été tués en
1884 au
Cloître-Saint-Thégonnec et en 1895 à
Pencran. La tradition rapporte que le dernier loup vivant fut aperçu en 1906 dans les monts
d’Arrée, entre Brasparts et Loqueffret, encore n’avait-il que trois pattes, un piège ayant sectionné la patte manquante.
Les montagnes Noires sont une chaîne de montagnes en Bretagne,
relativement étroite et de faible altitude, composée principalement de grès dur et de quartzite, qui s'étire d'ouest en est
depuis le voisinage de Châteaulin jusqu'aux environs de Glomel. La chaîne sépare la dépression de Châteaulin et du Poher au nord de la plate forme méridionale bretonne au
sud.
KARREG AN TAN
Elle culmine au
Roc Toullaëron (318 mètres) situé sur la commune de
Spézet.
Les autres sommets du massif (appelé aussi Menez Du) portant un nom se nomment d'ouest en est Carrec an Tan (Karreg an Tan), Reun Du, Roc'h Bily, Roc'h Ker
Hodiern, Roch Jégu, Roc'h Moniven, Roc'h Plenn, Roch an Aotrou, Roc Castel, Roch Veur, Menez an Duc, Roc'h ar Werc'hez, Minez
Guernazou, le rocher de la Madeleine, la calotte Saint Joseph, le Minez Du et le Minez Gligueric.
Le
Ménez-Hom, bien que situé dans le prolongement de la chaîne, est généralement considéré comme étant un sommet
isolé, sans quoi ce serait le plus haut sommet avec ses 330 mètres.
MENEZ BRE ET LA CHAPELLE SAINT HERVE