faire découvrir mes passions
Pour les connaisseurs et les amateurs de vélo, les amoureux comme
moi de la montagne et les volontaires de montée de l'extreme voici quelques-uns de nos célèbres cols montagneux en France avec des photos et les détails techniques (notamment les pourcentages et
les kilomètres) de ces ascensions!
LE GALIBIER
VUE PANORAMIQUE DU COL VERS LE NORD
Le col du Galibier est un col des Alpes françaises. Il relie Saint-Michel-de-Maurienne et Briançon via le col du Télégraphe au nord et le col du Lautaret au sud. Ce col est fermé l'hiver.
Il est situé entre le massif des Arves et le massif des Cerces, en particulier le chaînon du Galibier.
Les changements de
tracé
La route du Galibier est construite à partir de 1880, et est achevée par le percement du tunnel sommital en 1891.
Cette route a par la suite subi de nombreux travaux, le tracé a été modifié à plusieurs reprises, avec pour résultat des appréciations différentes de la difficulté de ce col selon l'époque.
Avant 1976, le tunnel était
le seul point de passage au sommet, à une altitude de 2 556 m. A cause de sa vétusté, le tunnel a été fermé en 1976. Un nouveau tracé a alors été construit, franchissant le col
topographique, rajoutant sur chaque versant 1 km de route nouvelle à près de 10% de moyenne.

Depuis 2002, le tunnel rénové est rouvert au trafic automobile, mais toujours interdit aux vélos qui doivent toujours franchir le vrai col et ne peuvent pas
escamoter le dernier kilomètre, le plus dur de l'ascension (L'ouvrage a une longueur de 370 mètres pour une largeur de 4 mètres qui autorise seulement une circulation alternée par feux
tricolores).
Le tracé de la route sur le versant sud était totalement différent jusqu'en 1947, date de la construction des tunnels paravalanches entre Briançon et le col du Lautaret. L'ancienne route était à l'est de la route actuelle et présentait une pente nettement plus forte (les six derniers kilomètres à presque 10 %). L'ancien et le nouveau tracé ne se croisent jamais avant le monument Henri Desgrange.

Le monument à la mémoire de Henri Desgrange, créateur du Tour De France
Sur son versant nord, la rampe de Bonnenuit, entre Valloire et le Plan Lachat, qui
présentait une déclivité de 14%, a été adoucie par la création d'une longue boucle qui contourne le hameau, le long de la rivière, atténuant considérablement la difficulté du tronçon précédant le
Plan Lachat.

Profil
Par le versant Nord, depuis Saint-Michel-de-Maurienne, l’ascension
débute pour environ 34,5 km à 6,6% de moyenne. Cela implique d’abord de grimper le col du Télégraphe soit 12 km à 7%. Dès le départ de Saint-Michel-de-Maurienne, on aperçoit déjà le fort du Télégraphe plus haut. Après
Saint-Michel-de-Maurienne, on rentre dans la commune de Saint-Martin-d'Arc et dès la sortie de cette même commune, on domine déjà Saint-Michel-de-Maurienne. Les premiers kilomètres du col du
Télégraphe affichent une déclivité de 8% alors que l’ascension, après avoir traversé communes et hameaux pendant les trois premiers kilomètres, s’effectue maintenant dans la forêt. Plus tard, on
laisse la route à gauche menant à Valmeinier et on continue tout droit vers le Télégraphe. La pente se radoucit une première fois avec 5,5% au niveau d’un buste sur le
côté gauche de la route. Les 3 derniers kilomètres du col du Télégraphe ont une moyenne de 6,5% selon un panneau indicateur rond, ce qui est moins dur que les premiers kilomètres. À 100 mètres du
sommet du col du Télégraphe, on peut apprécier le panorama sur Saint-Michel-de-Maurienne, l’autoroute A43 et les petits villages plus
élevés.

Le sommet du col du Télégraphe, à 1 566 m d’altitude, est marqué par des panneaux d’information en bois et le relais du Télégraphe, restaurant. Le petit bémol du col du Télégraphe est
sa forte circulation automobile, assez importante jusqu’à Valloire.

Il faut maintenant descendre 5 km jusqu’à Valloire en traversant des petits hameaux. La station savoyarde est à environ 1 445 m d’altitude. À la sortie de la
station, il y a 17 km à 6,9% jusqu’au col du Galibier. La sortie de Valloire présente une pente supérieure à 8% mais à la sortie du hameau des Verneys, 2 km pus loin, il y a 2 km de replat où il
est possible de rouler sur le grand plateau. On arrive au hameau de Bonnenuit et jusqu’au lieu-dit Plan Lachat, il y a des pourcentages autour de 5 à 8% alors que l’on suit un petit
ruisseau d’altitude. Le passage à Plan Lachat, à côté du bar, constitue un court replat dont il faut profiter car la suite s’annonce beaucoup plus dure.
En effet, une fois le petit pont de Plan Lachat passé, la route grimpe beaucoup plus nettement et il reste 8 km à 8,5% de moyenne à effectuer alors que l’on
dépasse peu après les 2 000 m d’altitude qui peuvent s'avérer être difficiles pour ceux
qui ne sont pas habitués à la montagne. À partir de là, on entre dans un décor de verdure et de rochers sans presque aucun bâti. Un kilomètre après Plan Lachat, un panneau rond indique
9% pour le kilomètre suivant. Les cyclistes enchaînent les lacets, il y a peu de répit sauf un kilomètre à 6,5% plus tard. Alors qu’il reste 3 km à grimper, on aperçoit le sommet du col du
Galibier dans les rochers.

En été, il arrive qu’il y ait encore quelques congères de neige sur les côtés de la route. Certains passages paraissent proches de 10%. À 1 km de l’arrivée, on arrive devant le
tunnel du Galibier, à 2 556 m et on passe devant une auberge. Mais pour aller au col du Galibier, il ne faut pas emprunter ce tunnel mais prendre la route à gauche avec un dernier km à
8,9% de moyenne. On arrive ainsi à 2 645 m d’altitude.

Par le versant Sud-Est, depuis Briançon, l'ascension totalise 37 km.
Mais les 14 premiers kilomètres jusqu'au Monêtier offrent un quasi faux-plat, ne dépassant pas les 3%. Les 14,5 km suivant jusqu'au col du Lautaret à 2 058 m
d'altitude grimpent un peu plus mais cela reste modeste, avoisinant les 4 et 5%. De là, il reste environ 8 km un peu plus difficiles notamment le dernier km à partir de la stèle dédiée
à Henri Desgrange puisque ce dernier km
est à 9% de moyenne avec un passage à 12%.
Il est possible d'effectuer l'ascension par le versant Sud-Ouest, depuis Le Bourg-d'Oisans.
L'ALPE D'HUEZ

PANORAMA DES 21 LACETS LEGENDAIRES
ALTITUDE 1860 M A L'ARRIVEE
L’Alpe d’Huez est une des ascensions préférées des
cyclistes. L’Alpe d’Huez étant une des seules montées vers une station de ski classée hors catégorie par le tour dans les Alpes, elle est souvent au programme du tour de France. En la matière,
les Pyrénées offrent un choix plus fourni de montées sèches (Hautacam, Pla d’Adet, Plateau de Beille, La Mongie). À côté de cela, les Arcs, Courchevel et autres montées alpines ne font pas le
poids. Deux horodateurs situés au départ et à l’arrivée permettent aux cyclistes ayant effectué l’ascension d’obtenir un diplôme à l’Office du tourisme de la
station.
Cette ascension présente un profil de 13,8 km à 7,9 % de moyenne. La montée de l’Alpe d’Huez est constituée
de 21 virages numérotés en ordre décroissant par des panneaux indicateurs. Auparavant, il s’agissait de bornes pour servir de repères aux chasse-neiges. Et hormis un virage qui nécessite une
relance, les virages constituent à chaque fois un replat, sachant qu’entre les épingles les pentes oscillent souvent entre 8 et 9 %. À chaque épingle, c’est donc l’occasion de mettre
quelques dents de plus.
L’ascension démarre après le rond-point à la sortie du Bourg d’Oisans. D’entrée, on est dans le vif du sujet avec 10,4 % dès le premier kilomètre. Et les 3 premiers kilomètres pour arriver
jusqu’à la Garde-en-Oisans et son clocher, au virage 16, sont proches de 10 %. C’est en passant à la Garde que l’on trouve un court replat pour récupérer des 3 premiers km difficiles. Peu
après, on passe les hameaux du Ribot d’en Bas et du Ribot d’en Haut. Ensuite, on s’élève et on domine très nettement le Bourg d’Oisans.

Lorsque l’on arrive à Saint-Ferréol au virage 7 et au km 7,5 à côté d’un autre clocher, on aperçoit déjà l’Alpe d’Huez sur les hauteurs et Huez-en-Oisans juste un peu plus haut que
Saint-Ferréol. Environ au niveau des drapeaux ou Patte d’Oie, la route se partage en deux : une route à droite vers les stations de ski et la route tout droit, itinéraire du Tour de France,
que l’on suit. À 2 km de la première banderole d’arrivée, les premiers bâtiments de la station apparaissent clairement. Mais l’arrivée du Tour de France se situe 1 km plus loin que cette première
banderole, sur l’avenue du Rif Nel, au centre de la station. Ce dernier kilomètre est facile.
LE TOURMALET
Le col du Tourmalet est un col de
montagne des Pyrénées centrales françaises, à une trentaine de kilomètres au sud de Tarbes, dans les
Hautes-Pyrénées en
région Midi-Pyrénées.
Il est dominé par le pic du Midi de Bigorre au nord (2 872 m) et au sud par le pic d'Espade (2 467 m).
Il permet de relier les hautes vallées de l'Adour (Bagnères-de-Bigorre, Campan, La Mongie) à l'est et du gave de Pau à l'ouest (Luz-Saint-Sauveur et Barèges).
Par le versant ouest, l’ascension débute à Luz-Saint-Sauveur pour
18,3 km à 7,7 %. Ce versant ouest est un peu moins pentu, comprenant souvent des pentes à 7 ou 8%, que le versant Est mais il est aussi plus beau. Entre Luz-Saint-Sauveur et Barèges au km 7, on
trouve fréquemment des lignes droites. À la sortie de Barèges, les cyclistes rencontrent une pente à 9 % pendant un
kilomètre. Entre Barèges
et le km 16, la route serpente entre de superbes pâturages. À 5 km du sommet, on aperçoit le
pic du Midi de
Bigorre. Entre les km 14 et 17 (avant dernier km) la pente est régulièrement à 8 %. Le
dernier km présente 10,5 % de déclivité. La sortie de Barèges et le dernier km sont donc les passages les plus difficiles de
cette ascension mais sur l’ensemble la pente est régulière.

Commençant par le versant est à Sainte-Marie-de-Campan, l’ascension a un profil de 16,9 km à 7,2 % de
moyenne. Le début est facile avec le grand plateau mais une fois à la sortie du hameau de Gripp au km 4 cela se corse. Un peu plus loin, la route passe à côté du petit village d’Artigues-Campan.
Entre ce petit village et la station de La
Mongie au km 11,5 les pentes sont souvent à 8,5 % de moyenne alors que l’on traverse
parfois de la forêt. 3 km avant la Mongie, on commence à passer sous des paravalanches et on devine un barrage plus bas à droite.
À La Mongie, la pente est raide avec 9,5 %. C’est dans cette station qu’on trouve un téléphérique qui monte au
pic du Midi de Bigorre
(2 872 m). Après il reste 4,5 km dans un décor de pâturages et de remontées mécaniques. Certaines
épingles sont effrayantes et nécessitent des relances énergiques. Au final, ce versant est est plus dur que le versant ouest malgré sa moyenne de pente inférieure car ce sont les quatre premiers
km qui baissent la moyenne mais après il y a peu de répit.

Une stèle dédiée à Jacques Goddet, ancien
directeur du Tour de
France, est présente au sommet. Après tant d’efforts, on peut manger au restaurant au sommet
ou faire un tour à la boutique. Pour les vététistes qui n’en auraient pas eu assez, il est possible de grimper jusqu’au pic du Midi de Bigorre
à VTT.
LE MONT VENTOUX

Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve , son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances, ce qui lui confère son nom actuel. Il constitue d'ailleurs la frontière linguistique
entre le nord et le sud-occitan.
Le mont Ventoux est un sommet de Provence
culminant à 1 912 mètres. C'est le point culminant du massif des Baronnies et le plus haut
sommet du Vaucluse. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud et couvre
environ 26 000 hectares. Onze communes se partagent le massif : Aurel, Beaumont-du-Ventoux, Bédoin, Brantes, Flassan, Malaucène, Monieux, Saint-Léger-du-Ventoux, Sault, Savoillan et Villes-sur-Auzon.
Situé à moins de 20 kilomètres à vol
d'oiseau au nord-est de Carpentras, il est suffisamment éloigné des autres sommets de la
région — le Signal de Lure (1 826 m) se trouvant à plus de 40 kilomètres à l'est — pour paraître plus haut qu'il ne l'est en réalité, ce qui lui vaut le surnom de Géant
de Provence. De fait, au sommet, par temps dégagé, on découvre un panorama exceptionnel sur toute la chaîne des Alpes, la mer
Méditerranée avec l'ensemble du golfe du
Lion et la Camargue, la basse vallée du Rhône dont on peut parfaitement voir les méandres en direction d'Avignon, les Cévennes, le Massif
central et même Notre-Dame-de-la-Garde à Marseille.

L'accès au sommet par le versant septentrional se fait depuis Malaucène par la D 974, dite route du mont Serein. Sa construction a été décidée en 1931 pour desservir la station de ski. Longue de 21 kilomètres, avec une pente de 7,5 %, elle a été inaugurée en 1932.
Sur le versant méridional, la D 974, dite route de l'Observatoire, venant de Bédoin rejoint au niveau du chalet Reynard la route qui monte depuis Sault en direction du sommet.Inaugurée au printemps 1882, elle est longue de 21,6 kilomètres, avec des pentes oscillant entre 7,4 et 10 %. Elle n'est goudronnée qu'en 1934.
La D 164, ou route du Ventouret, prend son départ à Sault,empruntant la combe de la Font de Margot et la
combe Brune, elle a 19 kilomètres de long et une pente de seulement 3,5 %. Les travaux ont été achevés en un an et elle a été inaugurée le 8 octobre 1950 par Édouard Daladier et Charles Martel, président du Conseil général de Vaucluse.

Le lundi 14 juillet 1902, Adrien Benoît, qui vient d'exécuter la montée puis la descente du Ventoux sur son vélocipède, fait parvenir une carte postale représentant l'Observatoire à l'un de ses amis et narre :
L'ascension du Mont-Ventoux demande 7 heures en voiture, 6 heures à pied et 3 h ½ pour un cycliste entraîné (développement 3 m au maximum). La descente vertigineuse, en roue libre, sur les pentes caillouteuses à 12 % est une dangereuse acrobatie.
La première ascension officiellement chronométrée a lieu le 12 juillet 1908, lors du marathon du Ventoux. Le champion cycliste Jacques Gabriel escalade les 21,6 kilomètres en 2 heures et 29 minutes avec un développement de 5 mètres 10.
Trois itinéraires d'ascension sont possibles pour le mont Ventoux :
Le Tour de
France propose régulièrement l'ascension mythique de ce sommet, connu pour la raideur de sa
montée tout autant que pour la chaleur qu'il y fait en juillet et le vent qui y souffle. Le peloton franchit pour la première fois le Ventoux en 1951 au cours de l'étape Montpellier-Avignon. Charly Gaul en 1958, Raymond Poulidor en 1965,
Eddy Merckx
en 1970,
Bernard
Thévenet en 1972, Jean-François Bernard en 1987, Eros Poli en 1994,
Marco
Pantani en 2000 et Richard Virenque en 2002 s'y sont notamment illustrés.
Le record actuel de l'ascension par Bédoin est détenu depuis le 10 juin 2004 par l'espagnol Iban Mayo Diez en 55 minutes et 51 secondes et a été établi lors du Critérium du Dauphiné
libéré 2004. Mais les plus grands y ont également connu des défaillances. Ainsi,
lors de l'édition de 1967, le Britannique Tom Simpson est mort,
victime du dopage, sous une chaleur étouffante de 35°C.
Le Masterseries est un défi organisé chaque année fin juin ou début juillet. La pratique
du VTT
se développe également.