faire découvrir mes passions

Gilles Servat est un auteur-compositeur-interprète d'expression française et bretonne. Il est très engagé dans la défense du patrimoine culturel de
la Bretagne. C'est aussi un poète, dont
le début de carrière a été marqué par la chanson Blanche Hermine. Il
est l'auteur d'une discographie importante et il a fait partie des artistes qui ont participé à l'Héritage des Celtes de Dan Ar Braz. Il est aussi romancier de science-fiction.
Gilles Servat est né le 1er février 1945, à Tarbes, dans une famille d'origine nantaise. La famille déménage quelques mois après à Cholet, ville dans laquelle il passe son enfance et son adolescence, avec
des passages réguliers à Nantes. Après
le baccalauréat, il est élève à l’école des Beaux-Arts d’Angers, il se destine au professorat et à la sculpture. Sa rencontre
déterminante avec la Bretagne date de 1969, lors
d'un séjour à l'île de
Groix, il comprend quelles sont ses racines et décide de les chanter. Il est entrainé dans cette voie également par la découverte de Glenmor et d'Alan Stivell. Il s’installe à Paris et s'initie au théâtre de marionnettes.
La vie à Paris nourrit sa « bretonnitude »[ et
lui inspire Montparnasse blues. Abandonnant un emploi de fonctionnaire aux PTT, il se lance
dans l’aventure musicale, se produisant pendant 2 ans au bar Ti Jos, lieu de rencontre des Bretons de Paris. C'est dans ce lieu qu'il chante La Blanche Hermine pour la première fois. Au
tout début des années soixante-dix, il crée le
label « Kelenn » et en 1972 il sort son
premier album La Blanche Hermine, dont le titre éponyme deviendra au
fil du temps, une sorte d'hymne officieux de la Bretagne. Succès commercial, il est disque d'or. Le label, qui compte notamment des artistes tels que les Tri Yann an Naoned, est revendu à la firme Phonogram (qui avait déja
signé Alan Stivell quelques
années auparavant).
Porté par le succès de la Blanche Hermine, sa discographie va se développer de manière régulière. Parallèlement, il consacre beaucoup de son temps à donner des concerts tant en France qu’à l’étranger. Dans la décennie des années 1970, il sort quasiment un album par an : Ki du en 1973, puis L'Hirondelle, La Liberté brille dans la nuit, Le Pouvoir des mots. Les textes de ses chansons alternent l’inspiration poétique et la revendication militante. En 1977, c’est Chantez la vie, l'amour, la mort, dont la chanson titre est éloquente.
Après L'Or et le Cuivre en 1979, il rend hommage, l’année suivante, à René-Guy Cadou (1920-1951), ce poète breton mort prématurément. En 1981, il propose un album en concert et en 1982, Je ne hurlerai pas avec les loups. En 1984 et 1985, il participe aux activités du Théâtre de la Chimère de Michel
Ecoffart. 1988, Mad in Sérénité obtient
le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros
et le Prix du Conseil Régional de Bretagne. L’album Le Fleuve sorti en 1992 fait l’objet d’un spectacle, présenté aux Tombées de la Nuit, le célèbre
festival rennais.
À partir de 1993, il rejoint Dan Ar Braz pour l’aventure de l’Héritage des
Celtes, un projet qui ambitionne de présenter la richesse de la musique celtique dans toute sa diversité. Il retrouve entre
autres, Elaine Morgan, Nollaig Casey, Karen Matheson (chanteuse du groupe Capercaillie), Yann-Fañch Kemener, Donald Shaw. Il participe à l’enregistrement des quatre albums : Héritage des Celtes
(1994), En concert (1995), Finisterres (1997) et le Zénith (concert en 1998). L’année suivante, il est présent sur la réunion des Bretagnes à
Bercy, avec, outre les artistes de « L’Héritage », Armens, Alan
Stivell et Tri
Yann.
En 1996, sort l’album Sur Les Quais de
Dublin, sur lequel il a invité quelques artistes : Ronnie Drew (des Dubliners), Andy Irvine, Rita Connolly, le Bagad Ronsed-Mor de Locoal-Mendon. Touche pas à la Blanche Hermine est un
disque enregistré en public, en 1998 à
Auray, sur lequel on retrouve quelques uns de ses
titres les plus connus (Vieille ville de merde, Sur les quais de Dublin, etc) ; le morceau La blanche Hermine est précédé de la récitation du texte Touche pas
..., une violente diatribe contre les militants du Front national, qui récupèrent
sa chanson dans leurs meetings. Comme je voudrais en 2000, fait suite au naufrage de
l'Erika, qui a pollué les côtes de Bretagne en décembre 1999, mais aussi des chansons poétiques, où l’Irlande est présente.
En 2003 à Saint-Malo, il reçoit le collier de l’Ordre de l'Hermine, qui récompense les personnalités qui œuvrent pour le rayonnement de la Bretagne.
Le 19 mai 2005, Servat sort un nouvel album : Sous le ciel de cuivre et
d'eau qui contient notamment une chanson à la mémoire de Polig
Monjarret intitulée Le Général des Binious, surnom du fondateur de la Bodadeg ar Sonerion.
En 2006, à l’occasion de ses 35 ans de carrière,
Servat sort une compilation en 2 cd, dont les 35 titres ont été choisi par le public. Le 12 novembre, il donne un concert anniversaire à l’Olympia en compagnie de Nolwenn Korbell.
Dans le domaine de la science-fiction :


Dan Ar Braz, Daniel Le Bras pour l’état civil, est un auteur-compositeur-interprète français d'origine et de culture bretonne, dont la majeure partie de l’œuvre relève de la musique celtique électrique. Il est né à Quimper, le 15 janvier 1949.
Son parcours, qui débute par une collaboration avec le précurseur Alan Stivell, s’est poursuivi avec l’aventure de l’Héritage des Celtes, qui a fédéré de nombreux artistes. Il est considéré, par certains (le magazine britannique Melody Maker) comme l’un des meilleurs guitaristes au monde.
C’est vers l’âge de 14 ans (en 1963) que Dan Ar Braz découvre la guitare. Son goût pour le Rock lui fait écouter des artistes tels que Cliff Richard, les Shadows, Bob Dylan et un peu plus tard, Jimi Hendrix, les Rolling Stones. Son apprentissage de la guitare se fait de manière empirique, dans les bals et dans les bars. Deux ans après, il fonde son premier groupe de rock appelé Mor.
Dan Ar Braz se produit dans les bals de la région, son répertoire est constitué de morceaux de Donovan, Van Morrison, Rory Gallagher. Pour la guitare, il est attentif aux styles de Hank Marvin et des Pretty Things.
En 1967, alors
qu’il travaille comme serveur à Bénodet, il fait la rencontre d’un autre musicien : Alan
Stivell ; celui-ci va le rebaptiser Dan Ar Braz. C’est le début d’une collaboration qui va durer une dizaine d’années ; Gabriel Yacoub futur fondateur du groupe de
folk Malicorne fait
partie de l’aventure. Le répertoire d'Alan Stivell et
de ses musiciens mélange musiques bretonnes, irlandaises et écossaises avec le folk et le rock. Jusqu’à ce jour, son intérêt ne s’était pas porté sur la musique
traditionnelle et celtique, il va découvrir un autre univers musical et comprendre certaines relations avec les mélodies de musiciens issus du Rock et du Folk.
L'équipe, formée par Alan Stivell, Dan Ar Bras et les autres musiciens, va se rôder sur les scènes de Bretagne et d'Europe; c’est à cette époque que Dan prend conscience de ses racines bretonnes (modification de son patronyme) et qu’il
élabore son jeu de guitare, qui lui vaudra les éloges du Melody Maker. De leur région, ils vont
passer aux tournées européennes, puis à l’Amérique du
Nord et l’Australie. La musique celtique est populaire.
Parallèlement à l’activité de scène, il participe à l’enregistrement de sept albums (1972-1977) de la discographie de Stivell, dont les emblématiques Renaissance de la harpe celtique (1971), Live à l'Olympia (1972), Chemins de terre (1973) et E Dulenn - A Dublin (1975), Trema 'n Inis - vers l'île (1976), Before Landing (1977), (voir discographie ci-après).
Dan Ar Braz ne cachera jamais l’importance de Stivell dans son approche de la musique et de sa propre évolution.
En 1973, alors qu’il travaille avec Stivell, Dan Ar Braz fonde le groupe Mor, au destin éphémère. Stations sera l'unique album du groupe, dont on perçoit l’influence de Stephen Stills.
En 1976, il accompagne le groupe de folk-rock britannique Fairport Convention pour une tournée en Angleterre et aux États-Unis (il retrouvera ce groupe en 1983 pour l’enregistrement d’un album : AT2 - The Réunion Concert).
En 1977, après la
tournée triomphale d'Alan Stivell en Australie à laquelle il participe encore, après avoir accompagné Jacques Higelin le temps d’une tournée, il sort son premier album
solo : Douar Nevez. L’année suivante il enregistre « Allez dire à la ville » dans lequel il reprend des textes du poète Xavier Grall - textes issus du recueil « La Sône des pluies
et des tombes ». Puis en 1979, c'est
The Earth lament.
De son propre aveu les années 1980 sont des années difficiles, peut-être à cause d’une certaine désaffection du public, pour ce genre de musique. Il se produit en Italie, en Allemagne et en Amérique du Nord. Quatre albums sont enregistrés pendant
cette période : Acoustic, Musique pour les silences à venir, Septembre bleu et Songs.
1992 est une année d’intense activité. Il poursuit le travail amorcé en 1979 sur les textes de Xavier Grall en sortant un album. Rêves de Siam est la Bande Originale d’un film de Olivier Bourbeillon pour lequel il est assisté de Martin Allcock, John Kirkpatrick et Ronan Le Bars. Les Îles de la mémoire est le troisième album de cette année.
En 1991, était
sorti l’album Borders of Salt, la chanson titre va devenir emblématique de l’Héritage des Celtes, qui va naître trois ans plus tard. Lors du 70e
Festival de Cornouaille à Quimper en
1993, il donne le concert de clôture, entouré de 75
musiciens, dont Alan Stivell lui-même, Donal Lunny, le Shotts Pipe
Band de Glasgow et le Bagad Kemper. Le concept de l’Héritage est né, sa
concrétisation va accentuer le nouvel engouement du public pour la musiques celtiques, commencé avec (dans le public des festoù-noz) Ar re yaouank, et (dans le grand public) Alan Stivell et son disque d'or de 1993, l'album
Again.
En 1994, sort Borders of Salt qui a été
enregistré par Brian Masterson, au Windmill Lane Recording Studio de Dublin, dont U2 fait partie des invités ; l’album est vendu à 100 000 exemplaires. Dan Ar Braz, avec les différents artistes qu’il a fédérés
autour de ce projet, veut présenter la richesse de la musique celtique dans toute sa diversité. Outre ceux déjà cités, il convient de mentionner Elaine Morgan, Nollaig Casey, Karen Matheson (chanteuse du groupe Capercaillie), Yann-Fañch Kemener, Didier Squiban, Donald Shaw, Gilles Servat et bien d'autres. L’intention est d'assumer l’héritage
de la culture des Celtes au travers de la
musique, et on retrouve naturellement les pays qui le revendiquent : la Bretagne, l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, la Cornouaille britannique, l’Île de Man, et aussi les Asturies et la Galice.
En 1995, sort l’album En concert
(disponible en vidéo) avec de nouveaux titres ; deux ans plus un nouvel album studio : Finisterres (avec deux r dans le titre, et au pluriel). En 1998, le concert au Zénith sort sous la forme d’un double compact-disc et en 1999 Bretagnes à Bercy avec Armens, Gilles Servat, Alan Stivell, Tri Yann. En août 2000, le groupe de l’Héritage est invité au Festival interceltique de
Lorient, c’est à cette occasion que Dan Ar Braz annonce la fin de cette aventure.
La mobilisation des nombreux artistes de l’Héritage s'est révélée complexe, du fait des carrières respectives et des emplois du temps. Néanmoins, cette deuxième vague de la musique celtique semble plus durable, il convient de noter le succès de la fête de la Saint Patrick dans le monde, et de l’exportation du Festival interceltique de Lorient.
En 1996, il représente la France au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Diwanit Bugale co-écrit avec Gweltaz Ar Fur, qui évoque les écoles en langue bretonne Diwan. La chanson sera reprise sur Finisterres par Elaine Morgan, Karen Matheson et Gilles Servat.
En 1999 (puis en 2001), il participe à l’association des Enfoirés, qui a pour but de collecter des fonds au profit des Restos du cœur.
En 2000, il participe à l’enregistrement d’Excalibur, la légende des Celtes d’Alan Simon avec des artistes tels que Tri Yann, Roger Hodgson, Gildas Arzel, Fairport Convention, Gabriel Yacoub et Didier Lockwood.
Depuis, Dan Ar Braz a sorti deux albums, La mémoire des volets blancs (instrumental) en 2001, une œuvre très personnelle et A toi et ceux en
2003.
En 2002, Dan Ar Braz et une bonne partie de
l'équipe de l'Héritage des Celtes donnent deux concerts au Stade de
France, à l'occasion de la Fête de la Saint-Patrick. La Nuit Celtique (sortie
en DVD) réunit en deux soir plus de 90 000 spectateurs, avec plus de 600 artistes, et notamment, de l'héritage, Carlos Núñez, Denez Prigent, Didier Squiban, Gilles Le
Bigot, Ronan Le Bars, le Bagad Kemper. La deuxième partie consacre les retrouvailles, l'espace d'une soirée du public avec l'Héritage des Celtes, puisque, hormis les nombreux bagadoù et Pipe-band, Gilles Servat, Elaine Morgan, et Dan Ar Braz font un
triomphe pour un concert emblématique, marquant la capacité de la musique bretonne et celtique d'organiser à Paris même des évènements de grande ampleur.
En mars 2006 sort
un coffret CD & DVD intitulé Frontières de sel qui fait partie d'une nouvelle collection : « Horizons celtiques ». Le DVD contient des extraits du dernier concert de
la tournée 2004-2005 tourné dans le cadre du Festival
de Cornouaille à Quimper
, d’autres du concert de Dan Ar Braz avec l’Héritage des Celtes au Zénith de Paris en 1998, et une interview de l’artiste. Le CD audio propose 5 titres live et 5
titres studio issus des 2 derniers albums.
Il est à l'affiche de Bercy 2007, à l’occasion de la fête de la saint Patrick, en compagnie de Karen Matheson, du groupe Capercaillie.
Un nouvel album enregistré à Bruxelles intitulé Les Perches du Nil sort le 26 mars 2007. Dans une interview Dan Ar Braz explique que l’inspiration de cet album lui est venue après avoir vu le film documentaire Le Cauchemar de Darwin de Hubert Sauper.
Par deux fois, il sera récompensé aux Victoires de la musique :
En 2001, Dan Ar Braz reçoit de l’Institut Culturel de Bretagne, à Landerneau, le collier de l'Ordre de l'Hermine qui récompense les personnalités qui œuvrent pour le rayonnement de la Bretagne.
Il est parrain de l'association « Céline et Stéphane », qui lutte contre les leucémies.
