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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 13:52

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 21:36
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 19:06
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:13
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 17:29
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 15:05
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:07

VACANCES LANNION ETE 2011 3 004

 

Seconde sortie à vélo et première grosse montée d'environ 1 km à la sortie de Lannion.La cote de Beg Ar Chra et ses 15%! Dur pour commencer mais ce n'était que le début de mes 60 km du jour avec pleins d'autres grimpettes du coin, et dieu sait qu'il en existe du coté de Locquémeau, Le Yaudet et la pointe du Dourven...

 

 

 

IleGrande

 

Dernière partie des vacances sur l'Ile Grande:

 

 

L'Île-Grande est une île constituant un village de la commune de Pleumeur-Bodou (département des Côtes-d'Armor, Bretagne).

Situation

L'Île-Grande fait partie de la commune de Pleumeur-Bodou, bien qu’elle soit à l’extérieur de cette dernière. Sur le littoral, elle est située entre Trébeurden à l'ouest, et Trégastel à l'est.

Histoire

En 1891 la construction d'un pont, à l'initiative d'Alexandre Godel, permet de la relier à la terre. Ce pont est par la suite reconstruit en 1946 puis en 1974. En ce temps, L’île ne comptait qu’à peine une quarantaine de maisons et 150 à 200 habitants.

 

Depuis le milieu du XIXe siècle, l'économie locale se développe grâce à l'exploitation intensive du granit gris en de nombreux points de l'île. C’est par la mer que se fait le transport du granit. La population est ouvrière, les pêcheurs et les agriculteurs sont rares.

Éloignée du bourg de Pleumeur-Bodou, l'île se développe en autarcie, possède quelques magasins de commerce et regroupe la majeure partie de la population communale.

 

Au cours du XIXe siècle, et jusqu'au milieu du XXe, cette situation suscite des désirs de scission de la part de la population. Il en reste toujours quelques traces aujourd’hui. Mais les demandes n'aboutirent jamais malgré plusieurs accords du conseil municipal. Seule l'autonomie religieuse est acquise, le 12 décembre 1923, lorsque l'île est érigée en paroisse.

 

Le 6 juin 1909 est posée la première pierre de l'église Saint-Marc, bénie le 26 juin 1910. Construite par les architectes Émile Genest et Claude-Joseph Lageat, elle remplace l'ancienne chapelle détruite.

Les petites habitations des ouvriers locaux tournent le dos aux vents dominants, au sud de l'île. Durant la première moitié du XXe siècle, le noyau des constructions s'étend le long de la route de Toul-ar-Stang vers le port à l'ouest. Mais c'est surtout après 1945 que se développent des nombreux lotissements vers le nord et l'est.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le réseau de renseignements de la Résistance Alibi a mis en place des liaisons maritimes par vedettes rapides avec la Grande-Bretagne. Une stèle à Port-Gelen rappelle l'action de ce réseau sur l'Ile Grande. L'un des navigateurs de ces vedettes était le père de Jane Birkin.

Dans les années 50 & 60, les emplois dans la Marine nationale et la Marine de commerce occupent une bonne part dans l’économie de l'île.

 

C’est le 1er décembre 1968 que nous pouvons lire dans le Journal officiel que les habitants de l'île peuvent être appelés « Île-Grandais ».

Depuis les années 1960, avec la construction du Radôme, l’arrivée du CNET sur Lannion et le tourisme estival, Île-Grande profite de ces emplois et conserve ses enfants dans la région.

L'Île-Grande possède quelques commerces (alimentation, superette, créperie, cafés, vente directe de produits de pêche,...) et quelques artisans proposant visites et vente en ateliers.

L'île fait partie des lieux de promenade appréciés pour le caractère sauvage du paysage.

L'Île-Grande possède une station de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), où des images vidéo peuvent être vues en direct depuis l'Île Rouzic, une île de l'archipel des Sept-Îles.

 

Quelques photos de l'ile avec ses petites rues, ses jolies maisons, ses belles plaques des noms de rues, ses sentiers, ses plages: un vrai petit coin bien sympathique pour des bonnes vacances bretonnes! Une ile pas très eloigné du continent mais ou il fait bon vivre!



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ENEZ VEUR: ILE GRANDE EN BRETON

 

 

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Une ile de pécheurs et de marins

 

 

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Sortie course ce jour-là (voir les vidéos dans l'article LE TRAIL DE LA COTE DE GRANIT ROSE)

 

 

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Promenade obligatoire à Ploumanac'h, cité du Granit Rose...

 

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Dur de rentrer pour reprendre le travail après un séjour en Bretagne! On y pense, on y séjourne, on repart et on ne pense qu'à une seule chose: y retourner au plus vite!

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:26

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En route vers les cotes d'Armor, en passant par la cote de Mur de Bretagne et son pourcentage moyen de 6.9% sur 2 km et maximum de 15 %! à l'endroit meme ou le tour de France est passé cet été.Montée effectuée à bord de notre citroen Berlingo, mon vélo étant accroché à la voiture.J'avais très envie de le prendre et de me frotter à cette ascension légendaire...D'autres montées aussi difficile m'attendront pendant notre séjour...

 

 

 

On continue les toboggans du centre Bretagne avec quelques kilomètres plus loin l'un des cols Bretons: le col de la Clarté et ses 280 m d'altitude: des superbes routes pour le cyclisme!vacances 020

 

 

 

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Première ballade incontournable: la cote de Granit Rose! Ce jour-là: Trégastel.vacances 031 

 

Le Coz-Pors et la presqu'ile Renotevacances 035vacances 039vacances 047vacances 053

 

Première sortie en VTT version route en attendant un nouveau vélo de course.Départ 8h du matin pour un circuit sur les routes du Trégor et première trouvaille repéré sur la carte auparavant: un petit lieu-dit entre Trégrom et Plounévez-Moédec et une incroyable descente suivi d'une belle bosse d'environ 500 m avec un pourcentage terrifiant de 17%! Avis aux amateurs: ma vitesse était à ce moment-là de 8 km/h! Difficulté importante surtout qu'elle n'était pas la seule, une autre juste après un peu moins forte arriva très vite:vacances 054

 

Résultat de la sortie: 60 km en 2h!

 

 

 

Première grande ballade dans le Finistère: la pointe Saint Mathieu avec son Abbaye et son phare ainsi que son sentier cotier (la plus au Nord de la pointe Bretonne, au large de Brest) et passage ensuite dans la magnifique commune du Conquet.vacances 062vacances 077vacances 081vacances 096vacances 097

 

 

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Le lendemain direction Huelgoat (centre Finistère pour un pique-nique entre amis) et puis passage sur les crètes des Monts d'Arrée.Traversée d'une petite localité au nom bien breton! et arrivée ensuite à Huelgoat en prenant les petite route départementales:VACANCES LANNION ETE 2011 004

 

Ballade ensuite dans la forét à travers les endroits pittoresques, les sites remarquables et autres chaos granitiques:

 

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Montée du Col Trédudon et direction les sommets des monts d'ArréeVACANCES LANNION ETE 2011 056VACANCES LANNION ETE 2011 058VACANCES LANNION ETE 2011 060VACANCES LANNION ETE 2011 078

 

Le sommet de la montagne Saint Michel de Brasparts et ses 380 m d'altitude! Et sa chapelle:VACANCES LANNION ETE 2011 083VACANCES LANNION ETE 2011 084

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 20:05
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La forêt de Paimpont, parfois identifiée à la forêt de Brocéliande, est une forêt française située dans le département de l'Ille-et-Vilaine en Bretagne à environ 30 km au sud-ouest de Rennes. D'une surface de 9 000 hectares, elle fait partie d'un massif forestier plus large qui couvre les départements voisins du Morbihan (avec le camp de Coëtquidan) et des Côtes-d'Armor pour s'étendre sur une surface totale de 19 500 ha environ    
 
Ballade début Aout à travers les légendes...
 
link     LIEN INTERNET DE LA FORET DE LEGENDES
 
 
 
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Le tombeau de Merlin
 
 
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Abbaye de Paimpont
 
 
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Les forges de Paimpont
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L'Arbre d'Or
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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 10:56
LES MONTS D'ARREE sont un massif montagneux ancien de la Bretagne occidentale faisant partie du massif armoricain. Composés de roches sédimentaires et métamorphiques datant du Paléozoïque, ils marquaient la limite des évêchés de Cornouaille et de Léon. Leur paysage est très proche de ceux de l'Irlande et du Pays de Galles, avec ses rocs qui émergent de la végétation constituée principalement de landes, qui est typique de l'Argoat.
 
 
 
 
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C'est le cœur même de la « Bretagne bretonnante » ou Basse-Bretagne (Breiz-Izel en breton) avec ses traditions, ses légendes, son écosystème préservé. Les monts d'Arrée font partie du parc naturel régional d'Armorique créé en 1969. Les monts d'Arrée sont situés dans le département du Finistère, principalement sur les communes de Berrien, Botmeur, Brennilis, Commana, Huelgoat, La Feuillée, Le Cloître-Saint-Thégonnec, Loqueffret, Plounéour-Ménez, Saint-Rivoal et Sizun. La communauté de communes des Monts d'Arrée regroupe quant à elle les communes de Berrien et Huelgoat, ainsi que Bolazec, Locmaria-Berrien et Scrignac.
 
 
 
Roch Tredudon
 ROC'H TREDUDON ET SON ANTENNE RELAIS
   
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Entité aux contours mal définis, les monts d'Arrée s'étendent sur environ 192 000 hectares ; ils résultent, comme l'ensemble du massif armoricain, du plissement hercynien et s'alignent selon un axe ouest-sud-ouest est-nord-est allant de la presqu'île de Crozon (Ménez-Hom) jusqu'à la limite orientale du Finistère, voire pour certains jusqu'aux environs de Belle-Isle-en-Terre dans les Côtes d'Armor.
 
Les sommets des monts d'Arrée présentent, malgré leur faible altitude, un véritable décor de montagne. L'escarpement rocheux de quartzites très durs, d'âge dévonien, affleurant en bancs très redressés (le pendage est d'environ 60 degrés) du Roc'h Trevezel, haut de seulement 384 mètres d'altitude, et ses voisins le Roc'h ar Feunteun (371 mètres), le Roc'h Ruz (considéré désormais comme le point culminant de la Bretagne depuis les derniers relevés effectués par GPS) et Roc'h Trédudon (368 mètres) font saillie sur la crête, formant un saisissant relief, dominant d'une centaine de mètres le plateau granitique tabulaire du Léon, exposé à la vigoureuse influence des vents de noroît [nord-ouest], très verdoyant en raison du bocage et des prairies qui le recouvrent en raison de son altitude plus modeste, même s'il est en fait peu boisé du côté de Commana et de Plounéour-Ménez.
 
 
 
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ROC'H TREVEZEL
 
 
 
C'est une barrière puissante, mais aussi une ligne de partage des eaux extrêmement nette entre les cours d’eau coulant vers la Manche et ceux allant vers l’océan Atlantique. C’est aussi une limite humaine très nette, séparant le Léon de la Cornouaille. La lande atlantique occupe les croupes les plus hautes, tandis que les prés et les champs entourés de talus sans arbres, souvent des murets recouverts d'herbes, s’avancent jusqu’au contact des crêtes, par les vallées évasées.
La partie du plateau du Léon proche de l’alignement des Roc’h est une région déjà rude par l’altitude et la proximité de la montagne. La toponymie reflète les rigueurs du lieu : l’un des hameaux porte le nom d’« Enfer » (commune de Le Cloître-Saint-Thégonnec), un autre s’appelle Pen ar Prajou (« fin des prés ») (commune de Plounéour-Ménez), montrant que par ces têtes de vallées évasées (Penzé, Queffeulth, …), entre les premières crêtes vêtues de landes de l’Arrée, finissent les espaces agricoles du Haut-Léon (Plouigneau, Saint-Thégonnec, Landivisiau), réputés dans un passé lointain pour leurs élevages de chevaux.
 
 
Mont Saint-Michel de Brasparts1
 
CHAPELLE DE LA MONTAGNE SAINT MICHEL DE BRASPARTS
 
 
 
Vers le sud-sud-ouest, en forme de croissant élevé, une ligne de hauteurs massives, aux sommets arrondis : le signal de Toussaines (Menez Kador ou Tuchenn Kador), longtemps considéré comme le point culminant de la Bretagne (384 m) ; plus au sud, isolé, en forme de ballon, le mont Saint-Michel de Brasparts, d’altitude à peu près égale à celle de Toussaines, mais beaucoup plus puissant en apparence, par son isolement. Ces sommets arrondis constitués de grès siluriens très résistants, appelés grès armoricains. L’usure uniforme des grès a donné à ces massifs centraux de l’Arrée des formes arrondies, en coupoles, assez semblables aux dômes des noyaux granitiques. Nettement plus à l'ouest, à l'entrée de la presqu'île de Crozon, le sommet arrondi du Ménez-Hom forme le prolongement occidental de l’Arrée, mais fait partie géologiquement des montagnes Noires.
 
 
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MENEZ HOM
 
 
 
 
La maigre lande laisse voir, par endroits, de larges plaques grisâtres de sol gréseux sur le large faîte, où est bâtie la chapelle de Saint-Michel, témoignage de la vénération que les populations armoricaines ont toujours attachée aux hauts-lieux. De là, le panorama est immense : vers le nord, la ligne des Roc’h se prolonge très loin de part et d’autre du Roc Trévézel, vers l’est et vers l’ouest. L’Arrée est de ce côté parfaitement limitée, par le développement rectiligne de ces rochers sur des kilomètres de longueur. Vers le sud, nulle arête semblable : les hautes surfaces désolées de l’Arrée, entaillées par quelques têtes de vallées cultivées, dominent directement, sans interposition d’une ligne de reliefs plus élevés, une dépression bocagère qui est le bassin de Châteaulin.
Vers l’est, dès le pied du mont Saint-Michel, on trouve les marais de Saint-Michel (en breton « Yeun Elez », les « marais de l’Ange »), une vaste dépression à peine creusée, surface plane plutôt que cuvette, fermée vers l’ouest par les monts de Toussaines et de Saint-Michel. Cette cuvette qui échappe à tout drainage est occupée par une tourbière de 1 500 hectares, en partie désormais ennoyée par le lac réservoir de Saint-Michel. Cette dépression taillée dans l’ellipse granitique de l’Arrée est un témoin d’une pénéplaine très ancienne, antérieure à celle qui forme les plateaux du Trégor et du Léon. L’activité érosive des eaux courantes ne l’a que peu entaillée, laissant presque intacte la vieille surface mal drainée et marécageuse du Yeun Elez.
L'impression de « montagne », malgré l'altitude très modeste, a été accentuée récemment par des modifications toponymiques voulues par les syndicats d'initiative locaux pour améliorer l'attractivité touristique : col de Trédudon, col de Trevezel.
Les monts d'Arrée forment, avec les collines de Normandie et les hauteurs de la Gâtine vendéenne l'une des trois régions les plus élevées du Massif armoricain, qui s'étend sur 65 000 km2 et dont les limites orientales dépassent largement celles de la Bretagne historique. C'est un massif ancien, soulevé au Paléozoïque (plissement hercynien) à plusieurs milliers de mètres d'altitude, raboté par l'érosion (pénéplanation) pendant le Mésozoïque (pénéplaine post-hercynienne), et resoulevé partiellement au Cénozoïque lors du contre-coup des plissements pyrénéen et alpin, ce qui a entraîné une reprise de l'érosion qui a épargné les affleurements de roches dures (grès armoricain datant de l'Ordovicien, quartzites, schistes durs (parfois ardoisiers), etc.), creusant essentiellement les affleurements de roches tendres (schistes tendres, et même de granite dans la cuvette du Yeun Elez).
 
 
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Des études scientifiques ont déterminé la topologie des monts d'Arrée lors des différentes périodes géologiques : lors du plissement hercynien de l'ère primaire, il y a environ 300 millions d’années, les monts d'Arrée culminaient entre 2 000 et 3 000 mètres, l'érosion de l'ère secondaire a ensuite rabaissé l'altitude pour atteindre 100 à 200 mètres de moyenne.
L’alignement principal de ces « menez » va du Ménez-Hom à l’ouest jusqu’au nord de l’Ille-et-Vilaine en passant par le Menez Bré (ou Mené Bré) et les monts du Mené dans les Côtes-d'Armor. Plus au sud, l’alignement des sommets des montagnes Noires jusqu’aux Landes de Lanvaux dans le Morbihan et le Sillon de Bretagne en Loire-Atlantique, bien que moins élevés, ont la même origine.
 
Géologiquement, les monts d'Arrée forment un vaste synclinorium complexe entre les plateaux granitiques du nord (Léon, Trégor) et du sud (Cornouaille) de la Bretagne dont les affleurements de roches dures ont davantage résisté à l'érosion que le granite, provoquant une inversion de relief, la région en position synclinale formant les points hauts du relief. L'infiltration de l'eau dans les diaclases fissurant le granite a entraîné sa désagrégation et la formation d'arènes granitiques qui, lorsqu'elle est emportée par l'eau courante, laisse en place les blocs arrondis de granite sain, d'où la formation de chaos granitiques comme ceux de la région du Huelgoat : vallée de la rivière d'Argent avec le chaos du Moulin, la grotte du Diable ou encore la célèbre « roche tremblante » qui pèse 100 tonnes ou de la vallée de Saint-Herbot et son chaos.
Cette histoire géologique explique l'horizontalité des lignes de crêtes : à quelques mètres près, tous les points hauts du relief, formés par les alignements de roches dures orientés principalement est-ouest, ont à peu près la même altitude, comprise entre 360 et 385 mètres. Ces points correspondent aux lambeaux subsistants de l'ex-pénéplaine post-hercynienne. C'est un relief appalachien typique dont le Massif Armoricain est un très bel exemple.
Les affleurements géologiques de grès armoricain, de quartzites, de granite ont longtemps contribué à la pauvreté de la région, les sols démunis de chaux et de phosphore ne pouvant nourrir qu'une maigre lande.
 
 
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L'expression « monts d'Arrée », qui s'écrivait par le passé monts d'Arhès, signifierait en vieux celtique « monts de la séparation » en raison de l'aspect de barrière que présente cette ligne de hauteurs.
Dans la montagne d’Arrée, les quartzites dévoniens et les grès durs du silurien, débités en dalles massives, font surgir au-dessus des plateaux granitiques des sommets découpées en dents de scie. Ces arêtes aux profils étranges sont nommés de deux manières : les roc’h (« rocs »), tels les Roc'h Trevezel, Roc'h Trédudon et Roc'h Ruz, tout en dentelures, et les créac’h (Créac'h Ménory en le Cloître-Saint-Thégonnec), beaucoup plus dégradés. Ils contribuent à donner aux collines qu’ils dominent une véritable allure montagnarde.
 
Ces sommets arrondis, en coupole, portent le nom de menez (« mont ») dans le cas de monts arrondis, tels le mont Saint-Michel de Brasparts ou le Menez Kador, ou le nom de roz définissant les collines aux pentes douces (Roz-Du en Botmeur)
Les ravins sont des Traon (vallon exploité par l'homme, servant souvent de chemin naturel d'accès à la montagne depuis le piémont), d'où des toponymes comme Le Traon en Botmeur ou Kerandraon en Plounéour-Ménez, ou des Toul (vallon non cultivé, resté inhabité) comme à Toul an Groas le « fond de la croix ») entre Le Cloître-Saint-Thégonnec et l'abbaye du Relecq.
 
 
 
L20080804-030

   

 
Le Pays du Centre-Ouest Bretagne (COB) ou Kreiz Breizh en breton, qui a succédé au Groupement d'action local du Centre Ouest Bretagne (GALCOB) créé dans les années 1990, à cheval sur les trois départements du Finistère, des Côtes d'Armor et du Morbihan, vise à fédérer, au-delà des découpages administratifs départementaux, les efforts en faveur du développement de ce « pays ». Il compte 108 communes, dont 37 dans le Finistère, sur 3 143,28 km2 (1 140,05 km2 dans le Finistère) et compte 103 380 habitants (en 2006) dont 43 445 dans le Finistère, soit une faible densité de 32 habitants par km2. La population continue à baisser : ce même pays était peuplé de 133 017 habitants en 1968, de 109 232 en 1990. Le vieillissement de la population est important : en 2006, 30,6 % des femmes et 22,1 % des hommes de ce pays étaient âgés 65 ans et plus. Son action la plus symbolique étant la lutte pour achever le désenclavement routier par la mise à quatre voies sur la totalité de son itinéraire de l'axe Châteaulin-Carhaix-Loudéac-Rennes (RN 164).
 
Dans le cœur des monts d'Arrée, la communauté de communes du Yeun Elez n'est peuplée, à la même date, que de 4 160 habitants (19 hab/km2) la communauté de communes des Monts d'Arrée n'en a que 3 853 à la même date (50 hab/km2). L'émigration a, depuis le milieu du XIXe siècle, longtemps été forte vers Paris et les autres grands centres urbains, vers l'étranger parfois (vers l'Amérique du Nord et parfois l'Argentine) même si le phénomène est plus connu dans les montagnes Noires voisines, particulièrement dans la région de Gourin, surnommée « Gourin l'Américaine ». L'un des descendants d'émigrés bretons en Amérique les plus connus est Jack Kerouac dont un ancêtre, Urbain-François Le Bihan de Kervoach, fils de notaire royal, est né au Huelgoat.
 
Paradoxalement cette nécessité de l'émigration est facteur de progrès ; André Siegfried, dans son livre Tableau politique de la France de l'Ouest le constate : « Comme la terre de la montagne est pauvre, elle ne suffit absolument pas à nourrir ses habitants. [...] C'est ailleurs que les montagnards doivent trouver l'appoint de leur subsistance. Beaucoup se font marins, douaniers, petits fonctionnaires. Revenant assez fidèlement au pays, au moins comme visiteurs, ils y rapportent l'écho de préoccupations différentes, (...) des idées avancées ».
L'émigration temporaire est fréquente également. André Siegfried poursuit : « À Botmeur, à la Feuillée, vit toute une population de chiffonniers, de marchands d'oignons. Ces pillaouers, comme on les appelle, sont la moitié du temps loin de chez eux ».
 
 En effet, les pilhaouers de Botmeur, La Feuillée, Brennilis et Loqueffret illustrent un exemple d'émigration temporaire de travail analogue à celle des ramoneurs savoyards.
 
Nombreuses sont les communes qui continuent à voir leur population baisser : le canton d'Huelgoat est passé de 8 361 habitants en 1968 à 5 454 en 2006, soit une baisse de 2 907 habitants en 38 ans (-35 %) ; la commune du Huelgoat, pourtant chef-lieu de canton, est passée de 2 456 habitants en 1968 à 1 622 habitants en 2006, soit une baisse de 834 habitants en 38 ans (-34 %). Les soldes naturels restent largement négatifs ; un excédent migratoire est certes désormais constaté, mais dû le plus souvent à l'afflux de retraités, d'où des soldes naturels largement négatifs : entre 1999 et 2006, dans le canton du Huelgoat, le taux de natalité était de 8,4 pour mille et le taux de mortalité de 21 pour mille en raison du vieillissement de la population. Quelques signes de redressement démographique existent toutefois : la Feuillée par exemple avait 781 habitants en 1968 et 555 en 1990, soit une baisse de presque 29 % en 22 ans ; mais sa population est remontée à 657 habitants en 2006, gagnant donc 102 habitants en 16 ans (+18 %). L'arrivée de Britanniques, souvent résidents secondaires, mais parfois installés de façon permanente, a été facilitée par la ligne Brittany Ferries reliant Plymouth à Roscoff. Aujourd’hui, Huelgoat (2 100 habitants) compte environ 100 foyers britanniques en résidence permanente. « Les Anglais post-soixante-huitards, disposant de peu de moyens financiers et venus vivre dans nos campagnes il y a une dizaine d’années, sans chercher à fréquenter la population locale, ont fait place à une population totalement différente, composée principalement de jeunes préretraités et de couples plus jeunes (30-40 ans) avec des enfants. »
 
 
 
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 LAC DE DRENNEC

   

 
Si les monts d'Arrée n'ont jamais été frontière d'État, à la différence par exemple des Alpes ou des Pyrénées, leur « effet-frontière » est toutefois sensible : limite entre les trois évêchés de Cornouaille, Léon et Trégor à la « fontaine des trois Evêques » (voir la légende des trois évêques), perdue dans la lande du flanc nord des monts d'Arrée, l'illustre, limite climatique souvent (il peut faire beau au nord et mauvais au sud ou vice-versa) ; limite entre des dialectes différents au sein de la langue bretonne traditionnelle (« le » cornouaillais, « le » léonard), limite entre le « Finistère-nord » et le « Finistère-sud » (même si ces appellations tendent désormais à tomber en désuétude), limite entre des éditions différentes du journal régional (Le Télégramme de Brest et de l'Ouest), limite de circonscriptions administratives tant dans le passé (entre les districts de Morlaix, Carhaix et Châteaulin sous l'Empire, entre les arrondissements sous la IIIe République ou encore actuellement, limite de circonscriptions électorales.
 
 
 
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HUELGOAT:CHAOS GRANITIQUES, FORETS ET LACS
 
 
 
C'est surtout une limite psychologique entre Léonards et Cornouaillais (« Potred Kernew, tud goue », « Cornouaillais gens farouches » disait-on en Léon et Trégor), les préjugés étaient nombreux : le Léonard tenait le Cornouaillais pour insouciant, dépensier, bon vivant, « rouge » ; le Kerné estimait le Leonich triste, avare, « chouan », « blanc ». Les anecdotes sont innombrables pour l'illustrer : à Bodilis (Pays de Léon), à la question « Qui est-là ? », l'on répond : « Oh, rien du tout, un Cornouaillais ». Quand le tonnerre gronde, les Léonards disent : « An Kerneis, ha zo c'hoari boulou » (« Les Cornouaillais s'amusent à jouer aux boules »). Les mariages étaient rares jusqu'à il y a peu entre les personnes des deux anciens évêchés ; la légende d’Ar zantic coz ne dit-elle pas que le Roc'h Trevezel ne s'ouvre qu'une fois tous les 1 000 ans ? Les descendants des julloded (paysans aisés enrichis dans le passé par le commerce de la toile) léonards envoyaient leurs enfants de préférence à l'école privée, les « montagnards » à l'école publique.
 
Ceci, ainsi que la faiblesse démographique par rapport aux villes côtières ou proches de la côte, explique la faible représentation politique constante de la région : depuis la Révolution française, aucun élu des monts d'Arrée n'a jamais été ministre ; sur 26 députés identifiés qui se sont succédé pour représenter la région de 1789 à 2010, une poignée seulement étaient originaires d'une localité de la région : Jacques Queinnec, agriculteur à Plounéour-Ménez, député de la Convention ; Théodore Le Gogal-Toulgoët, originaire de Carhaix, député du Corps législatif pendant le Directoire ; Henri De Chamaillard, né au Huelgoat et Joseph Nédélec, né à Plouyé aux débuts de la IIIe République, et Alphonse Penven, né au Huelgoat, élu en 1956, étant les rares exception.
 
 
450px-4 Le Mont-St-Michel de Brasparts sous la neige
 
 
Malgré la faiblesse des altitudes, un « effet relief » existe, l'Arrée constitue un obstacle qui oblige les masses d'air à s'élever et la rudesse du climat est nette : les vents dominants (noroît, suroît) venus de l'Atlantique proche charrient des masses d'air maritime qui expliquent l'abondance des précipitations orographiques et la fréquence des brumes : la station climatique de Brennilis détient le record de France de la nébulosité, les précipitations moyennes, période 1961-1990, sont de 1 465 mm par an contre par exemple 652 mm à Penmarch (localité du littoral sud-ouest du Finistère), le régime des pluies varie de 60 à 190 mm par mois pendant la même période ; des épisodes pluvieux prolongés sont constatés parfois : 910 mm de novembre 2000 à janvier 2001 par exemple ; même en juillet, mois généralement le plus sec, les précipitations sont en moyenne de 60 mm. Une relative continentalité se fait sentir par comparaison à la douceur de la « ceinture dorée » littorale : deux à trois degrés de moins l'hiver, quinze jours au moins de retard végétatif au printemps. Jacques Cambry l'avait déjà noté à la fin du XVIIIe siècle : « Les vents du sud-ouest, les vents du nord, sont terribles dans ces montagnes ; les gelées y sont fortes. Dans l'hiver de [17]88 à [17]89, la neige s'élevait à plus de dix pieds dans les vallons ; on fut sept semaines sans pouvoir mettre les animaux dans les champs. » Les loups ont été nombreux jusqu'au milieu du XIXe siècle, les derniers ayant été tués en 1884 au Cloître-Saint-Thégonnec et en 1895 à Pencran. La tradition rapporte que le dernier loup vivant fut aperçu en 1906 dans les monts d’Arrée, entre Brasparts et Loqueffret, encore n’avait-il que trois pattes, un piège ayant sectionné la patte manquante.
 
 
 
800px-190 Botmeur Chapelle du Mont-St-Michel sous la neige
 
Les montagnes Noires sont une chaîne de montagnes en Bretagne, relativement étroite et de faible altitude, composée principalement de grès dur et de quartzite, qui s'étire d'ouest en est depuis le voisinage de Châteaulin jusqu'aux environs de Glomel. La chaîne sépare la dépression de Châteaulin et du Poher au nord de la plate forme méridionale bretonne au sud.

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KARREG AN TAN
Elle culmine au Roc Toullaëron (318 mètres) situé sur la commune de Spézet.
Les autres sommets du massif (appelé aussi Menez Du) portant un nom se nomment d'ouest en est Carrec an Tan (Karreg an Tan), Reun Du, Roc'h Bily, Roc'h Ker Hodiern, Roch Jégu, Roc'h Moniven, Roc'h Plenn, Roch an Aotrou, Roc Castel, Roch Veur, Menez an Duc, Roc'h ar Werc'hez, Minez Guernazou, le rocher de la Madeleine, la calotte Saint Joseph, le Minez Du et le Minez Gligueric.
 
Le Ménez-Hom, bien que situé dans le prolongement de la chaîne, est généralement considéré comme étant un sommet isolé, sans quoi ce serait le plus haut sommet avec ses 330 mètres.
 
 
Menezbre stherve
 
MENEZ BRE ET LA CHAPELLE SAINT HERVE
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